top of page

Joseph Garibaldi

Les paysages de Cassis et de la Provence à travers les œuvres de Joseph Garibaldi, peintre attaché à la lumière du Midi.

 Joseph Garibaldi  (Marseille 1863-Marseille 1941)

Elève d’Antoine Vollon, Garibaldi a consacré son art à la représentation du Vieux-Port de Marseille, aux différents gréements qui l’animent et aux effets lumineux sur son plan d’eau, puis, passée la Grande Guerre, les grandes étendues des marais de Fos et le pays vauclusien retiendront son attention.

 

De 1882 à 1899, s’attardant sur les traces de Ponson et peignant parfois sous les mêmes angles que lui, c’est Cassis qu’il fréquente assidûment, tantôt traversant la Gineste pour s’y rendre, tantôt hébergé continûment chez l’habitant comme en 1893, année la plus fructueuse en œuvres accomplies où éclate un bleu limpide.

 

Il devait y être attiré par la présence d’amis comme Marius Guindon (1831–1918), ultime élève de Loubon et professeur aux Beaux–arts, qui fondera en 1910 le musée local, et Edouard Crémieux (1856–1944), lui–même élève de Guindon et qui côtoyait Garibaldi à l’Association des Artistes Marseillais. Mais c’est surtout au charme d’un port hors du temps que l’on doit ces retours fréquents sur le motif.

 

Il ne s’aventure pas comme Ponson jusqu’au pied du Cap pour en saisir les amas de roches rousses et brunes, il ne va pas au–delà de Port–Miou et ignore les équipées dans les calanques qu’affrontera plus tard Olive. Il s’agit essentiellement pour lui, dans le cadre d’un plan d’eau où jouent sous la lumière matinale les reflets des voiles et des façades, de circuler de quai en quai pour varier ses vues : juxtaposés, ses tableaux finissent par donner une vue complète du port.

 

Plus cependant que l’aspect documentaire sur la vie d’un village de pêcheurs ou le type d’embarcations qui le fréquentent, c’est le jeu sur le cadrage, la géométrie de la composition et son alliance avec les effets colorés qui visiblement le séduisent. Et plus que Bandol, Sanary ou les Lecques qui restent ouverts sur le large, c’est la clôture sur lui–même du port de Cassis et jusque par ce Cap qui en barre l’horizon qui satisfait un peintre épris de douceur et d’abri rassurant.

 

Ses tableaux sont ici classés par ordre chronologique.

Cliquez sur les images pour agrandir

Vue du village avec l’ancienne église depuis le môle, 1884. Galerie Marina

Quai de la Consigne à Cassis, 1892. Musée des Beaux–arts de Marseille

Vue sur le château depuis le quai des Baux, 1892. Avec éviction du moulin à droite. Galerie Marina

Vue de la jetée sur le moulin et le village, 1892. Composition par carrés de gauche et de droite, harmonie des blancs cassés et des mauves, éviction de la chapelle Sainte–Croix pourtant reconstruite en 1850. Galerie Marina.

Vue depuis le môle vers l’angle des quais des Baux et Saint–Pierre, 1893. Galerie Marina.

Vue depuis le quai des Baux vers la passe, 1893. Collection particulière

Trois voiliers, quai des Baux. « A l’ami Lelong » Le motif n’est pas la vie du port mais le jeu des ombres colorées sur les voiles. Galerie Pentcheff

Voile triangulaire et scène de déchargement,1893.Hardiesse de cette géométrie en couleurs. Galerie Pentcheff

Attelage devant le moulin de la jetée, 1893. Galerie Marina

La place Mirabeau, 1893. Un jeune pêcheur et une vieille marchande fruits et légumes, mer et terroir réunis sur les escaliers de la petite place. Galerie Marina

Le « château » de Port–Miou. Galerie Marina

Vapeur dans le port de Cassis, 1896. « A l’ami Mouton, son dévoué J.G. » Galerie Marina

Mourre de pouar et barques devant la Consigne, 1896. Galerie Marina

Garçon au palangre sur le seuil d’un magasin, 1896. « A Monsieur Lombard » L’entrepôt de matériel de pêche est actuellement la cuisine d’un restaurant sur le quai J.J. Barthélémy. Galerie Marina

Homme à la fontaine au pied de la place Mirabeau, 1897. Don Rothschild à la mairie de Ferrières–en–Brie .

Panorama sur la baie de Cassis depuis le Bestouan, 1897. Musée des Beaux–arts de Marseille


Expositions :

« Les terres marines de Joseph Garibaldi », Musée de Cassis 2006 

« Garibaldi, le Midi paisible », Regards de Provence 2012

 

Bibliographie : Pierre Murat, « Joseph Garibaldi », catalogue raisonné, Regards de Provence, 2012

bottom of page